L'économie française est entrée en récession. C'est une réalité. Le cabinet Markit publie un indice particulièrement fiable. Son dernier indice est clair en la matière : le passage de son marqueur en-dessous du seuil des 50 points annonce un passage arithmétique en récession.
Cette réalité est confortée par de nombreux autres analystes indépendants.
Cette réalité impactera largement de nombreux pays de la zone euro. Bien au-delà, des économies pourtant vives sont frappées par une révision brutale de certaines prévisions à l'exemple du Canada et des dernières déclarations de Mark Carney, Gouverneur de la banque centrale.
Deux mouvements se dessinent :
– baisse significative de la croissance,
– reprise de l'inflation à un taux plus élevé que la moyenne des dernières années.
Cette réalité va impacter directement les budgets 2012 des collectivités locales en faisant chuter les recettes liées à l'activité économique à l'exemple notamment des droits de mutation et ce au moment où les dépenses sociales sont tirées à la hausse par la crise. En période de stagnation des rémunérations salariales, la hausse de l'inflation entraîne une érosion mécanique du pouvoir d'achat des ménages.
Il importe donc de :
– réviser de façon urgente le périmètre du secteur public pour diminuer les interventions déficitaires,
– ne pas ajouter de l'érosion de pouvoir d'achat par l'augmentation de la fiscalité locale.
Dans ce contexte, les décisions de la Métro de remboursement anticipé de dettes toxiques à un taux très élevé sans recours contentieux préalable avec le portage durable de déficits lourds à l'exemple du Stade des Alpes vont à contre-sens de mesures efficaces.
La morale imposait de livrer le bras de fer contre Dexia dont les abus irréels à ce jour non sanctionnés sont une insulte aux ménages et aux entreprises qui s'adaptent à la crise au quotidien.
Ces abus sont désormais dénoncés bien au-delà de la presse dite technique à l'exemple de l'article ci-dessous.
L'absence de réactivité sur des poles anciens de déficits structurants augure d'une situation financière exsangue à court terme, incapable de jouer le rôle minimal de soutien à l'activité locale par des programmes de travaux publics.
Cette situation ne peut qu'ouvrir une crise financière grave contraignant à l'immobilisme et aux recettes ponctuelles d'impositions nouvelles supplémentaires pour des motifs divers.
Cette situation nous parait totalement déconnectée de la gravité de l'actuelle réalité des faits.
Laisser un commentaire