Denis Bonzy

Grenoble agglo : UMP 38 : le choc des symboles : 5 ou 50 000 ?

Ceux qui sont engagés dans la société civile, à l'écart des formations politiques et qui doutaient encore de la nécessité de s'engager dans des clubs locaux de réflexion et d'action, ont désormais tous les éléments pour faire leur choix.

L'agglomération grenobloise va mal. Endettement, insécurité, embouteillages … : la qualité de vie diminue tandis que les charges progressent. Cette réalité, c'est le bilan d'un pouvoir en place depuis 1995 mais c'est aussi le bilan d'une opposition qui n'a pas été en situation de jouer sa fonction d'émulation permanente.

Le week-end où le PS fait voter 50 000 personnes en Isère pour désigner un candidat dans le cadre de primaires ouvertes de qualité, 5 personnes présentent des nominations pour des échéances allant de 2012 à même … 2014.

La procédure est déjà surprenante. Mais la liste des "surprises" n'est pas finie.

Cette nomination concerne Grenoble comme si les autres Villes en dehors de Grenoble ne comptaient pas ou comptaient tellement moins.

Cette nomination fixe deux priorités sur les dossiers : la lutte contre la dette et celle contre l'urbanisation.

Cette procédure est choquante. Elle illustre les erreurs commises ces dernières années sur le fond comme sur la forme.

Sur la forme, pour redevenir compétitive, l'opposition locale doit incarner la modernité, la démocratie ouverte. L'opposition locale devrait donc être d'abord un exemple de la mise en place sérieuse de procédures partagées, ouvertes de désignations. Tant que le PS local aura le "monopole perçu de la démocratie", l'opposition locale sera quasi-disqualifiée.

Sur le fond, l'opposition locale doit se fixer deux priorités : la morale et l'attractivité. La morale, c'est la preuve qu'elle a su gagner l'enseignement de ses défaites. Il n'y aura pas de compétitivité sans une lutte implacable pour retrouver une exemplarité incontestable en matière de morale. Il s'agit pas de "faire comme ailleurs". Il faut faire mieux que partout ailleurs.

Sur l'attractivité, c'est la priorité à la performance économique par la mise en place d'infrastructures de qualité, désenclavant l'agglomération et restaurant tout ce qui fait bon y vivre, bon investir dans ce territoire.

Pour tourner la page des échecs, donc pour faire vivre une concurrence positive, sur de telles bases, des membres de la société civile doivent peser de plus en plus. Des véritables membres de la société civile qui connaissent la vie de tous les jours à l'abri du professionnalisme politique. Des membres qui ne seront pas ripolinés "société civile ou indépendants" en cachant la carte d'engagements politiques comme ce fut si tristement et si souvent le cas en 2008.

En mars 2011, lors des cantonales, dans l'ensemble du ressort de la Métro, aucun candidat estampillé UMP n'est parvenu à se qualifier pour un … second tour de scrutin. Dans ce même ressort géographique, les bilans de bon nombre des municipalités de la majorité présidentielle dans l'agglomération ne donnent aucun marqueur de visibilité d'alternative de gestion. En quoi ces gestions diffèrent-elles de celles de la Ville de Grenoble ou de la Métro ? Dans de telles circonstances, la compétition devient très inégale, trop inégale.

Il n'est possible de la rééquilibrer qu'en s'engageant dans des équipes indépendantes, libres d'attaches partisanes, qui veulent véritablement faire vivre une nouvelle démocratie locale. Par les témoignages qui sont les vôtres, vous êtes de plus en plus nombreux à souhaiter une telle réforme.

Cette réalité des faits ne peut que conforter dans un tel choix.

 

Commentaires

Une réponse à « Grenoble agglo : UMP 38 : le choc des symboles : 5 ou 50 000 ? »

  1. Avatar de Corneille
    Corneille

    « Nous partîmes cinq cents ; mais par un prompt renfort
    Nous nous vîmes trois mille en arrivant au port »
    Le Cid de Pierre Corneille Acte 4 , Scène 3

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