La procédure de DSP (délégation de service public) lancée par la Métro pour la gestion du Stade des Alpes va mériter un examen très attentif des offres. Que peut valoir en période de crise économique durable une opération qui consiste à acheter des pertes ?
Que vaut un équipement qui est privé de son sport essentiel (le football) et qui perd près d’un million d’euros par an ?
Ce simple diagnostic de bon sens impose de s’ouvrir à un « plan B » : et si la DSP devait être déclarée infructueuse en bout de ligne ?
Derrière le dossier du Stade des Alpes
et a fortiori avec les graves affaires présumées affectant le hockey sur glace maintenant, c’est tout le volet de la gestion du sport de haut niveau qui est en cause dans l’agglomération grenobloise.
Il y a échec manifestement : stade vide, club relégué en division très basse …
L’échec du football comme peut-être demain le dossier du hockey (?) montrent que l’aide publique n’est pas le facteur du succès du sport de haut niveau.
Si le stade avait été financé par des privés, la gestion de la crise du club de football aurait autrement mobilisé les actionnaires qui ne pouvaient se résigner aussi facilement à une perte alors d’une autre ampleur.
L’actuelle crise de la dette publique dans l’agglomération grenobloise est d’abord l’échec d’un périmètre trop large du secteur public qui coûte trop cher et qui perd la mobilisation sur ses véritables vocations.
Le caractère éventuellement infructueux de la DSP ne serait qu’une étape de plus dans la revanche des faits sur les belles déclarations politiques. Dommage que les contribuables aient à payer la facture très élevée de cette revanche des faits.
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