Denis Bonzy

Grenoble agglo : à quand un projet autolib ?

Dans quelques mois, avec l’accélération de l’engagement dans les campagnes locales, le temps du bilan va s’ouvrir. Le temps du bilan est toujours double. C’est certes d’abord le bilan des majorités sortantes qui doivent être jugées sur des résultats. Mais c’est aussi le bilan des oppositions sortantes qui doivent être jugées sur des propositions.

Au moment où les déplacements dans l’agglomération sont bloqués en permanence, ce dossier montre la faiblesse tant des résultats que des propositions.

1) Le plan des déplacements a été traité comme un sujet technique


de rapports de forces entre l’automobile et les autres moyens dont les transports en commun. Cette approche est la traduction du poids des Verts qui veulent « punir l’automobile ». Mais le véritable enjeu est ailleurs. Il réside d’abord dans l’aménagement des territoires dont la meilleure répartition des services publics qui imposent de nombreuses liaisons quotidiennes à l’exemple des cités scolaires.

2) Les liaisons par sites propres sécurisés pour les vélos, scooters … n’ont connu aucun progrès significatif dans le péri-urbain à destination de la Ville centrale.

3) Tout a été préparé pour que le choix soit entre le véhicule individuel et le transport collectif. Et si le choix était ailleurs ? Si le choix était entre le véhicule individuel privé et le véhicule individuel public ? Le poste budgétaire du véhicule dans le budget des ménages est considérable. Il y a un espace pour la « voiture jetable » celle qui est utilisée de façon très ponctuelle, sur des bases exclusivement urbaines ou péri-urbaines pour des trajets précis.

Autolib est une avancée dans cette direction. C’est une excellente idée mise en oeuvre par la municipalité PS de Paris. C’est un pas en avant vers le covoiturage sur des bases nouvelles, pragmatiques, financièrement intéressantes.

La comparaison des moyens mis en oeuvre selon les villes pour fluidifier la circulation n’est pas à l’avantage de l’agglomération grenobloise. Elle a mené un combat contre l’automobile pour des raisons dogmatiques mais sans compenser par des mesures fiables. D’où l’actuelle congestion permanente de la circulation dans l’agglomération.

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