Le temps des vérités approche. Le dernier livre de F. de Closets le rappelle avec la technicité habituelle qui est la sienne.
Pour revenir à une moyenne européenne d’imposition, 70 milliards d’économies annuelles sont à réaliser. Il est bien question d’économies et non pas de recherches d’éventuelles nouvelles impositions ou taxes diverses comme l’actuel dispositif mis en oeuvre.
70 milliards d’économies, parce que la France est déjà l’un des pays les plus imposés d’Europe.
Ce qui vaut pour l’Etat vaut aussi pour les collectivités publiques. Hier, le quotidien Le Parisien commençait à évoquer le dossier des dettes toxiques locales. Nous avons souvent évoqué ce sujet dans de précédents billets. C’est une bombe considérable que les collectivités locales veulent désormais repasser à l’Etat en créant un fonds de rachat de ces dettes toxiques …
La remise en question du périmètre des interventions du secteur public est incontournable comme l’examen des modalités de fonctionnement. Le train de vie du secteur public français est trop élevé. Il suffit de regarder autour de soi pour voir l’évolution des recrutements comme celle des moyens matériels. Les Communes font tout. Elles sont entrepreneurs, assainisseurs, électriciennes, chauffagistes, aménageuses d’espaces … et pour chacune de ces tâches, elles ont bien entendu tout le matériel le plus récent.
C’est une utilisation irresponsable des fonds publics.
C’est comme l’évolution de la Métro qui, en quelques années, est devenue une administration supplémentaire récupérant des fonctions qui, bien que plus exercées par les Communes, n’ont entraîné aucune diminution des effectifs municipaux.
La dépense publique a longtemps créé des privilégiés. Le temps des damnés est engagé. Au premier rang, les contribuables qui vont devoir effectuer des sacrifices importants. Mais des pans entiers du secteur public vont tomber. C’est incontournable pour revenir à des situations supportables surtout en période durable de crise économique.
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