Denis Bonzy

Grenoble agglo : bouchons + préfabriqués = une « vraie » rentrée

La rentrée est bien là aujourd'hui. L'agglomération est congestionnée. Depuis près de 15 ans, aucun plan de délocalisation des lycées n'a été conduit si bien qu'à la même heure la quasi-totalité de la population lycéenne de l'agglomération doit rentrer dans la ville : tâche quasi-impossible. Bien davantage, sur d'autres volets d'équipements publics (collèges, écoles élémentaires, annexes de ces services publics), des préfabriqués sont de retour.

Comme quoi, il est possible d'être sur le podium des impôts élevés comme sur celui de la dette publique mais sans avoir programmé des services publics scolaires de qualité pour faire face à un aménagement rationnel de l'espace ou à des croissances d'effectifs.

Que traduit cette réalité ?

Une progression incomparable des seules dépenses de fonctionnement.

Aujourd'hui, le seul secteur para-municipal de la Ville de Grenoble (hors CCAS) représente 1 150 agents soit près du tiers des effectifs de la Ville de Grenoble à la fin des années 80 !Métro endettement juillet 2011

Et ce secteur para-municipal a grossi dans des conditions sans précédent au moment même où des compétences majeures étaient déléguées à une nouvelle administration : la Métro.

Pas un secteur n'a échappé à l'obésité des effectifs. Conséquence : tout passe dans le fonctionnement et les investissements prennent du retard.

78 % des français sont pour la règle d'or sur l'équilibre budgétaire. Mais dans le même temps 86 % des français pensent que cette règle une fois inscrite ne sera pas … respectée (sondage Ifop 26/08/11).

L'opinion n'est pas dupe. Elle voit chaque jour qu'une réforme d'ampleur des périmètres et des conditions d'interventions du secteur public est incontournable. Elle est sans cesse différée. Le jour où elle s'imposera, le réveil ne sera que plus douloureux.

Commentaires

Laisser un commentaire