Suite à plusieurs demandes après le billet d'hier sur ce thème, nous adressons ce jour par mail une synthèse des pièces de l'appel d'offres aux personnes qui ont communiqué leurs adresses mails pour être informées de nos actions. Nous avons enregistré une forte mobilisation sur ce dossier qui est lourd de sens.
1) Le rapport de stage sur ce thème effectué de mars à septembre 2010 joint à l'appel de la Métro est un diagnostic lucide des retards considérables pris notamment en matière de renouvellement des réseaux.
Sur le plan national, la dernière enquête du Ministère de l'Ecologie a dressé un tableau dramatique de la situation. Le rythme de renouvellement des réseaux est de 5 041 km par an. A ce rythme, il faudrait deux siècles pour assurer la maintenance des réseaux. A ce rythme, autre repère, une canalisation d'eau potable n'est changée qu'au bout de … 170 ans. La situation des réseaux français est dramatique. Le rapport de stage montre que l'agglomération grenobloise n'échappe pas à ce triste constat. Ce constat, c'est l'échec d'une logique électoraliste qui donne la primauté aux dépenses éphémères qui se voient et qui délaisse en conséquence les dépenses structurantes enterrées comme l'entretien des réseaux d'eau potable.
2) En France, à ce jour, il y a 28 000 structures de distribution d'eau potable (source rapport Flajolet Pdt du Comité national de l'eau). Les structures qui fonctionnent le mieux sont celles qui correspondent à un territoire homogène de proximité. Dès qu'il y a un territoire trop élargi et a fortiori avec cohabitation de l'urbain densifié et du rural épars, la concentration est à l'origine de la baisse de la qualité service. Dans l'exercice de mes fonctions de Président de l'Agence de l'Eau Rhône Méditerranée Corse, j'ai toujours vérifié sur le terrain à cette époque cette réalité des faits.
3) Si la Métro en pleine crise financière interne structurelle récupère la gestion de l'eau potable et que les Communes abandonnent cette vocation historique, c'est une probable nouvelle hausse de fiscalité qui attend les contribuables de l'agglomération pour un moindre service de proximité. La Métro augmentera les tarifs au titre d'une unification des prix comme elle a toujours pratiqué en s'adaptant aux prix ou aux pourcentages les plus élevés.
Pour toutes ces raisons, ce dossier est un sujet essentiel au carrefour de nombreux volets de première importance. Merci de nous adresser vos remarques, vos questions, vos propositions à club20@orange.fr
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