Comme annoncé déjà dans nos billets ces derniers jours, le quotidien régional évoque ce jour que le trou des 10 millions d'euros pourrait être franchi. Assistons-nous à l'éclatement d'une bulle du football sur Grenoble et si oui que peut recouvrir cette bulle ?
En mars 2011, Terra Nova, qui vient d'ouvrir une antenne à Grenoble, avait publié sur le plan national un rapport sur le modèle économique du football et sur la place de la régulation publique. Ce club de réflexions, très proche de la municipalité grenobloise et de la majorité de la Métro, revendiquait ouvertement la place de la régulation publique face à un modèle économique qui pouvait évoluer vers une crise systémique.
C'est d'ailleurs cette logique qui a expliqué que depuis 2004 le Maire de Grenoble, le Président de la Métro, l'Adjoint au Maire de Grenoble chargé de ce dossier (M. Pilaud) ont été des acteurs influents permanents, au centre de l'organisation du GF 38.
A ce titre, ils doivent aujourd'hui expliquer aux contribuables la réalité de la portée de ce désastre financier. Quand le "foot bulle" éclate, quel est le coût ?
Marc Baïetto exposait, à juste titre, comme priorité de sa Présidence la "rigueur financière" parmi les priorités de ce qu'il baptisait de "plan de fin de mandat" (voir vidéo ci-dessous). Il a aujourd'hui un terrain pratique d'application d'urgence.
Sur ce terrain, au moment où l'ardoise s'annonce de plus en plus élevée, naît progressivement une interrogation nouvelle : n'y a-t-il pas eu un moment où au moins un "penalty" devait être sifflé et si oui pourquoi ne l'a-t-il pas été dans ce qui serait alors devenu la crise d'un système ?
Le Président de la Métro et le Maire de Grenoble ne devraient plus tarder à s'exprimer sur ce dossier qui concerne tous les contribuables de l'agglomération grenobloise qui ont payé un équipement public (le stade des Alpes) à hauteur de 80 millions d'euros HT.
Marc Baïetto, nouveau président de la Métro par grenoblealpesmetropole
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