Une association apolitique vient de mettre en évidence l'écart considérable entre le projet de ligne E du tram sur le papier et les moyens concrets de participation habituelle du SMTC. L'écart est de plus d'une dizaine de millions d'euros entre les financements évoqués et les financements ordinaires …
Dans l'agglomération grenobloise, il n'y a pas un bilan d'une collectivité locale qui ne soit pas dans le rouge. Ce n'est pas l'héritage de la crise de 2008. C'est l'effet d'années d'augmentations inconsidérées de budgets de fonctionnements divers au détriment d'investissements structurants durables.
Cette situation peut-elle changer ? Peu probable à court terme pour deux raisons. D'une part, la culture de gestion reste la même donc changer reviendrait à demander aux intéressés de reconnaître les erreurs d'hier ; ce qu'ils refusent. Pour preuve, le financement de grands travaux éventuels ne passe pas à ce jour par le redéploiement de recettes mais par la création d'une nouvelle recette supplémentaire : le péage urbain.
Mais surtout, les recettes liées à l'activité économique vont connaître des hauts et des bas au sein d'une tendance profonde morose. Cette morosité est liée au fait que la locomotive américaine ne redémarre pas, que le Japon est dans une économie sombre pour plusieurs années, que la dette publique des principales économies est à un niveau très élevé interdisant la relance classique par la dépense publique… A tous ces facteurs doit s'ajouter le coût élevé du pétrole qui impacte, sous ses dérivés, bon nombre de produits.
Il serait temps que cette réalité financière soit reconnue. Les discours sont pavés de bonnes intentions mais les réalités sont là. Les moyens financiers ne sont plus au niveau des discours. Il serait temps d'adapter ces derniers à la réalité des chiffres.
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