Le décalage entre l'opinion publique française et ses voisines est considérable. Ce week-end, le PS espagnol a pris une claque historique. Le chatiment était annoncé. Il a été d'ampleur. Les jeunes avaient changé la donne de la campagne en se révoltant contre les promesses non tenues.
En Allemagne, même situation pour la coalition au pouvoir. Si les actuels chiffres sont confirmés, il faut remonter à 50 ans pour que la formation de Merkel enregistre un revers de ce type dans le Land de Brême. Là bas, ce sont les écologistes qui enregistrent des poussées généralisées.
Dans les deux cas, la participation électorale baisse.
En France, le second tour de la présidentielle reste serré. La politique de Sarkozy s'est éloignée des promesses de 2007. Le style a été à l'origine de polémiques permanentes. Et la ré-élection reste pourtant possible là où, dans les pays voisins, la crise emporte les partis au pouvoir.
L'opinion ne manifeste pas en France. Les jeunes sont calmes. L'opinion française semble à l'écart de la politique. Elle n'a pas d'illusion sur le pouvoir sortant mais elle n'a pas davantage d'illusion sur l'opposition.
S'agit-il là d'un retard face à une mobilisation soudaine qui va démarrer comme une allumette ? Où est-elle en avance parce que les illusions n'existent même plus dans tous les camps ?
Les prochains mois le diront mais ce décalage est étonnant.
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