Dans la foulée de sa victoire à Grenoble en 1983, la droite républicaine a compté 4 Sénateurs sur 4 dans l'Isère : MM Boyer, Cabanel, Descours, Faure. Puis elle a compté 2 Sénateurs sur 4 : MM Saugey et Faure. En septembre 2011, elle pourrait compter … 1 Sénateur sur 5 !
C'est le résultat d'un sondage OpinionWay réalisé du 17 au 30 mars auprès de 309 électeurs de l'Isère dans le cadre du collège sénatorial et par voie téléphonique. 16 noms sont sondés en matière de notoriété comme d'image de marque. 7 hypothèses de votes sont testées.
Les principaux enseignements de ce sondage sont les suivants :
1) Mesdames Puissat et Périllié sont dans les trois dernières places en matière notoriété juste devant la lanterne rouge qu'est M. Coigné avec 35 % de notoriété.
2) André Vallini à la tête d'une liste PS + PCF + Verts peut compter sur un plancher de 53 % d'intentions de votes et, dans une hypothèse, il pourrait même dépasser les 65 % d'intentions de votes.
3) Dans plusieurs hypothèses de division des listes de droite, la droite va flirter avec le seul élu sur 5 postes à pourvoir. Cette réalité électorale va conduire (bientôt peut-être ?) à s'interroger sur une génération de semeurs de divisions qui auront tout perdu dans le Département de l'Isère. Pendant plusieurs des dernières années, leurs querelles avaient pour cible Alain Carignon. Mais maintenant qu'Alain Carignon n'intervient plus dans les dossiers politiques de l'Isère et ce depuis plus de deux ans déjà, les querelles ont rebondi sur un autre sujet. Ce constat met en évidence un groupe de permanents de la politique qui ont obtenu par elle une promotion qu'ils n'auraient jamais vécue dans la concurrence du secteur privé et qui, aujourd'hui, veulent faire la razzia de certains postes. La course aux postes rythme actuellement toutes les positions ; ce qui n'a jamais été le cas par le passé à ce point. Le profil des responsables politiques était considérablement plus varié pendant de nombreuses années. Ils exerçaient à côté de la vie politique des responsabilités professionnelles qui relativisaient leur engagement politique. Là des permanents de la politique sont parfois installés avec comme seul réflexe : les prochains postes à pourvoir surtout dans le cadre d'un scrutin de liste, fut-ce au prix du non-respect de certaines réalités objectives.
A ce rythme, l'opposition départementale a déçu beaucoup de militants. Elle a perdu beaucoup de crédibilité. Un grand changement apparaît de plus en indispensable pour préparer plus sérieusement les prochaines élections locales au moment où des candidatures de société civile commencent à être évoquées dans plusieurs circonscriptions pour les prochaines législatives de juin 2012…
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