En 2012, les Etats-Unis connaissent leur présidentielle en novembre, soit six mois après le scrutin français. Pour autant, les déclarations officielles ont déjà débuté. Quant aux visites sur le terrain, elles avaient été engagées depuis plusieurs semaines déjà.
Quel contraste avec la France ! En France, à l'exception objective de Marine le Pen, les autres candidats ont engagé une course de lenteur. C'est à celui qui organise le jeu du "je ne sais pas encore ou si je le sais je ne le dis pas …".
Aucun d'entre eux n'a véritablement engagé une plongée dans les "terroirs" comme si être à Paris et parcourir les plateaux TV c'était rencontrer … la "France profonde".
Ce sont toutes ces attitudes de la classe politique qui provoquent l'exaspération. Une exaspération qui n'est probablement qu'au début de son expression.
Pour concurrencer sérieusement le FN, il faut une "plongée dans le vrai" d'une classe politique entièrement décrédibilisée qui vit en microcosme. L'opinion n'a pas de réponse à ses vraies questions, donc elle part dans une escalade qui est d'abord un cri.
Ce n'est pas en cherchant à la culpabiliser que le problème sera réglé.
Pourquoi les prix à la pompe ne sont-ils pas bloqués : parce que ceux qui décident n'ont pas payé l'essence de leurs voitures de … fonction depuis une éternité ?
Pourquoi les forces de l'ordre sont-elles si présentes le jour pour verbaliser au bord des chaussées et si absentes la nuit pour faire respecter l'ordre fut-ce par la simple dissuasion de l'idée de voir un uniforme ? Existe-t-il un autre "marché" où la demande d'ordre est organisée en totale opposition de l'offre de délinquance : depuis le choix des lieux de présences jusqu'aux horaires des présences … ?
Plus cette course de lenteur durera face aux problèmes comme face au terrain, plus Marine le Pen gagnera des voix parce qu'elle l'outil emblématique de la revanche face à une élite qui exaspère. Il serait temps que cette élite regarde en face cette réalité car, au lieu de lutter par les mots contre le FN, elle en est aujourd'hui le premier promoteur dans les actes.
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