Denis Bonzy

Présidentielle 2012 : une pré-campagne très inquiétante

La pré-campagne 2012 se déroule actuellement dans un contexte inédit de nature à ouvrir des inquiétudes graves.

Sur le front de la majorité présidentielle, Nicolas Sarkozy est en situation de faiblesse dans le domaine international au moment même où il doit assumer des responsabilités … internationales (G 20 et G 8). En quelques semaines, des fautes graves sont intervenues altérant significativement l'autorité morale de la voix française (MAM, Fillon, Boillon …). Le secteur qui devait être le tremplin devient le … plongeoir.

Pour le PS, c'est le débat autour du … vide. Tout tourne autour de celui qui n'est pas là (DSK) et qui ne peut pas parler avec précision de la situation française. C'est un cliché caricatural de l'expression pour tout dire c'est à dire rien.

Le PS est confronté à la fuite des classes populaires qui rejoignent le FN non sans bon sens quant à la fuite. Que reste-t-il en effet de "populaire" au PS qui est aujourd'hui une bande de notables locaux bien éloignés des préoccupations populaires et d'abord soucieux de leur réélection ?

Pour les autres candidats, ils n'ont encore effectué ni plongée durable dans l'enracinement local ni proposition de véritable changement. Ils vont faire le "Salon de l'Agriculture" qui présente toutes les qualités puisque ce sont les terroirs amenés à Paris. Ils attendent, semble-t-il, une phase plus active pour effectuer des propositions concrètes. Et l'opinion doit encore et toujours attendre.

Les médias institutionnels s'émancipent sans honte des moindres considérations d'équilibres de temps de paroles comme si le classement des candidats relevait de leur fonction et non pas de celle du peuple. Le nouvel ambassadeur de France en Tunisie a dû être surpris devant la fronde journalistique alors que ce ton passe en France chaque jour …

Dans ce climat, pour l'instant deux gagnants : la lassitude et le désintérêt.

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