La pré-campagne présidentielle française se résume à la course aux plateaux télés. Tous les candidats sont sur les plateaux télés et très peu, voire aucun, sur le terrain.
En 2007, au moment de choisir les orientations stratégiques pour sa campagne, l’équipe d’Obama a eu recours à des statistiques. L’une d’entre elles était riche d’enseignements :
– toutes les 13 personnes rencontrées en moyenne, il y avait une conversion au vote,
– ce chiffre passait à plus de 100 appels téléphoniques pour une « conversion »,
– il passait à plusieurs dizaines de milliers de tracts distribués pour une « conversion ».
Le choix fut vite fait. La priorité pour tout le monde devait être la rencontre directe sur le terrain.
En France, à l’exemple de Montebourg, il est beaucoup question de la campagne Obama 2007. Mais chacun prend dans les rayons que ce qui sert ou correspond aux habitudes pour être conforté dans des choix.
Pourquoi les candidats sont-ils si réfractaires au terrain ? Quel sera le candidat qui acceptera ce contact direct sur les lieux de la vie de tous les jours et non pas seulement dans les palais officiels locaux ou les salles classiques où chacun doit se rendre pour écouter ?
C’est intéressant de constater que deux candidats ont adopté le slogan de « révolution ». Le FN vante la « révolution patriotique » tandis que le Front de Gauche vante la « révolution citoyenne ». Mais, comme si souvent en France, la révolution est dans les mots, pas dans les actes.
Il sera intéressant de comparer les parcours sur le terrain des candidats US et des candidats Français. La différence des kilomètres parcourus risque d’en dire long sur la différence de proximité, de tenacité ou de respect des citoyens tout simplement.
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