Denis Bonzy

« Au nom du peuple » mais … sans le peuple

Hier, la nouvelle Chambre des Représentants aux Etats-Unis a voté l’abrogation de la loi sur la santé. C’est le début d’un bras de fer avec la Présidence et le Sénat. Mais la première mesure symbolique a été par 245 voix contre 189 le respect d’un engagement pris devant les électeurs. Kristi Noem souvent présentée dans nos billets a été l’une des oratrices majeures pour défendre cette abrogation.

Cela change beaucoup du climat politique français où les candidats « se la jouent » avant même d’avoir été élus et où, une fois élus, ils oublient les programmes votés par les citoyens.

La poussée des extrêmes ou des votes protestataires n’est pas le résultat d’un « mauvais climat dans l’opinion » mais c’est d’abord le résultat d’attitudes d’une classe politique que l’opinion ne supporte plus.

Demain les Républicains vont ouvrir le dossier des banques. Pourquoi ce dossier n’a-t-il encore jamais été ouvert en France ?

Quels secrets tiendraient-elles pour « paralyser » une classe politique bien docile à leur endroit ? Comment sanctionner ceux qui ont été nommés hier par le pouvoir politique et avec qui ils entretiennent les relations publiques avec tant d’habileté ?

Pourquoi Sarkozy n’ouvre-t-il pas le dossier de la grande distribution qui fait crever des sous-traitants après avoir conduit à la faillite le « petit commerce de proximité » ? Parce que la grande distribution est le premier financier de tous les partis sans exception ?

Pourquoi Sarkozy n’a jamais légalisé les procédures judiciaires collectives qui seules permettent de lutter contre les « gros pouvoirs » grâce à la mise en commun des moyens individuels ? Parce que cette véritable révolution dans « l’équilibre des pouvoirs » changeait trop la logique du « pot de terre contre le pot de fer » ?

Il y a a tant de sujets qui montrent, si besoin était, combien le peuple et la vie de tous les jours sont oubliés dans le système actuel.

Bien entendu le Mouvement Tea Party comporte des excès qu’il faut condamner. Mais son socle fondamental à savoir la reconquête du pouvoir par le peuple est un noble combat. Il y a beaucoup d’autres démocraties où ce combat doit être livré en France tout particulièrement où une culture monarchique est actuellement poussée à l’excès.

Un candidat aux élections de novembre 2010 a eu une très belle formule : « notre vie est un combat de chaque instant alors qu’elle devrait être une chanson« . C’est simple, naïf peut-être, mais tellement mobilisateur.

A quand un peu de simplicité, de naïveté dans la vie publique Française ; bref, un regain de démocratie ? Se tromper peut-être mais avoir tenté et avoir été respecté et non plus cette assemblée de snobs qui avancent et pensent ensemble … pour ne jamais prendre le risque de déplaire au monarque. Bref, se comporter aujourd’hui comme ils avaient fait hier d’ailleurs avec d’autres monarques.

La politique est devenu un univers de mondains alors qu’elle aurait rester l’univers du peuple. Tant que ce changement là n’interviendra pas, voter perdra beaucoup de sens.

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