En 2012, la dette publique française sera le premier poste des dépenses publiques devant l’Enseignement national. En 2013, si les actuelles mesures dans les Etats exposés (Grèce, Irlande, Espagne, Portugal) ont été respectées, la France sera le plays le plus endetté de la zone euro. Il suffit alors d’un changement de notation pour que les intérêts fassent exploser le coût de la dette dans des conditions ingérables.
Pour autant, tout continue comme si de rien n’était.
L’actuel débat politique français est plongé dans une logique généralisée du statu quo : ne pas poser les questions dont on redoute les réponses.
Le Président est impopulaire. Mais Sarkozy 2 deviendrait populaire quand Sarkozy 1 ne l’a jamais été. Comment et pourquoi : pas la moindre réponse.
La France va sortir de la zone critique de la dette. Mais aucune économie sérieuse n’est engagée à proportion du défi. Comment donc s’en sortir : pas de réponse.
Tout le débat politique est contaminé par cet état d’esprit. Sur le plan local, les impôts augmentent toujours. Pourquoi cette acceptation d’une logique qui érode le pouvoir d’achat des familles ? Le retour en services de proximité est-il proportionnel ? Pas de réponse.
Dernier exemple en date : la reprise du GF 38 ou l’échec d’Annecy 2018. Comment expliquer l’écart entre les déclarations des bonnes intentions et la réalité des faits ? Dans le premier cas, qui a pris le temps d’examiner la réalité du périmètre d’un repreneur potentiel ? Dans le second cas, quand la candidature s’est déboitée et pourquoi avant les démissions en série quand il était déjà trop tard ?
Dans tous ces dossiers, une même attitude : ne pas poser les questions dont on redoute les réponses.
Où vont toutes ces explications oubliées ou volontairement pas livrées ? A une difficulté encore plus dure à résoudre demain.
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