Le quotidien Les Echos et l'Institut de l'Entreprise organisent leur concours 2011 des élèves des Ecoles de Commerce sur le thème du "bon pouvoir" avec l'accroche "si j'étais président …".
Ayant eu à coordonner l'offre d'étudiants de l'Institut Supérieur Européen de Gestion dans le cadre de ce concours, l'occasion m'a ainsi été donnée de mieux analyser les ressorts de jeunes élèves âgés de 22 à 25 ans.
Plusieurs enseignements majeurs :
1) Le besoin d'éthique : il ne peut y avoir de "bon pouvoir" à leurs yeux sans un rapport rigoureux à la morale qui passe d'abord par la preuve par l'exemple dont le respect des engagements.
2) Le besoin d'efficacité : c'est l'âge de faire qui est attendu et non plus celui de simplement parler.
3) Le discrédit généralisé face aux professionnels de la politique : la politique est perçue comme un monde déconnecté des réalités. Ceux qui y vivent en permanence sont donc sans le moindre repère.
Pour toutes ces raisons notamment, l'abstention guette. Il faudra de nouvelles valeurs et de nouveaux mots pour garantir l'implication électorale en 2012 parce que, pour les jeunes, dans le thème même de "bon pouvoir" il y a un mot de trop tant le "pouvoir" ne peut être "bon" et tant être "bon" suppose de s'intéresser à autre chose que … le pouvoir politique.
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