D’ordinaire, la crise est un phénomène exceptionnel. Là, elle semble s’installer dans la permanence. Il n’est même plus question de « sortie de crise ». Le plan de relance a été emporté avec le remaniement dans une discrétion de faire part de décès analogue à la discrétion du faire part d’existence. Un effet d’annonce aussitôt chassé par l’effet suivant.
Le médiateur du crédit a disparu. Le FSI ne rend pas compte de ses interventions. La crise est la voisine de tous les instants. Il y a des infirmiers qui font attendre. Mais il ne semble plus y avoir de combattants contre la crise comme si la crise avait gagné et le sauve qui peut régnait désormais…
C’est un climat étonnant.
Le dossier de l’échec programmé d’Annecy 2018 le montre.
La première stupidité a été la double candidature de Villes des Alpes du Nord séparées par 45 minutes de trajets en automobiles (voir vidéo ci-dessous de JC Killy).
Puis la seconde stupidité fut que la victoire de l’une ne devienne pas la victoire de tous. Les égoïsmes et les rivalités avaient repris le dessus annonçant l’échec de tous.
Tant que l’avenir ne sera pas perçu comme passant par des grands investissements et par la compression des budgets de fonctionnement des collectivités publiques, la sortie de crise sera repoussée. Les JO étaient et demeurent un formidable catalyseur d’énergies, une remise à niveau des équipements.
Les collectivités publiques ne redistribuent plus. Le fonctionnement absorbe toutes les recettes. Elles n’investissent plus. Tant que les collectivités publiques n’auront pas regagné de la marge de manoeuvre sur leur fonctionnement, la sortie de crise ne sera pas d’actualité.
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