Les médias français sont actuellement très critiqués chez leurs voisins et encore davantage outre-atlantique. Ils seraient les outils d'une action dénoncée : travestir la vérité en faisant croire qu'ils la servent.
Ils sont présentés comme trop liés à des actionnaires de références qui, à leur tour, sont souvent totalement dépendants de marchés d'Etat.
Dans ces conditions, leur travail d'information indépendante deviendrait difficile, voire même impossible. Il est certain qu'il y a des faits qui imposent de s'interroger.
Prenons deux faits récents :
– Villepin réunit le 4 décembre plus de 1 000 personnes venant de toutes les régions de France. Ce chiffre objectif et vérifiable n'est pas mentionné quand Borloo hier soir est présenté comme auteur d'un "succès important" puisqu'il réunit … 800 parisiens pour un dîner … Samedi matin, des journalistes à l'issue du Congrès de RS ne prenaient même pas le temps de terminer la collecte d'un entretien dès qu'ils étaient persuadés de ne pas pouvoir collecter des critiques contre Sarkozy …
– La paralysie de la France pour quelques centimètres de neige : pourquoi aucun reportage sur les pays voisins ? Les comparaisons internationales ne sont mises en oeuvre que lorsqu'elles sont à l'avantage de la France ou quand elles permettent d'excuser une défaillance française.
Toute cette comédie de l'information est aujourd'hui déchiffrée par l'opinion.
Les médias sont perçus comme les grands prêtres de la religion du pouvoir. Ils sont du "club de l'élite" et non pas de la "famille des citoyens". Dans l'ouragan électoral de 2012, cette situation va considérablement peser et permettre des expressions d'autant plus radicalisées que les médias institutionnels ont perdu de leur crédit.
Laisser un commentaire