Denis Bonzy

Crise sociale : les mots des maux : uniformité dans la discorde

L’actuelle crise sociale montre d’abord combien l’opinion est désormais prête à s’en remettre à la moindre mode de passage en matière de mots.

C’est d’abord la mode des mots en cour : dès qu’il est question de sécurité, le verbe « stigmatiser » est au top du hit des mots. Quand il est question de retraite,


c’est le mot « pénibilité » qui passe en tête. Quand il devient question du budget, c’est le mot « privilège » qui devient le maître à exprimer.

10 mots sont les clichés des repères actuels.

C’est ensuite le choc des chiffres : les millions de manifestants, les 70 % d’opinions favorables … font à eux seuls l’univers des contestataires. Il n’y a plus place pour d’autres repères.

C’est enfin un rapport de forces nouveau entre le subjectivement possible et l’objectivement probable. Le second (l’objectivement probable) n’existe plus. Il n’a plus de défenseur, encore moins de porteur d’expression. Le subjectivement possible a tout emporté sur son chemin. Il est même en surenchère permanente comme si aucune digue ne pouvait lui résister.

C’est probablement là l’un des principaux échecs de l’actuel pouvoir présidentiel, pris à sa propre méthode, du « no limit » : tout est communication, formule et le rapport direct avec les réalités semble peu compter. La contagion des méthodes a frappé si celle des idées sur le fond a divisé.

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