Il est regrettable que notre combat se situe à l’intérieur de l’UMP alors que notre seul adversaire est la gauche. Il est grand temps de passer à l’action et de réagir à la politique désastreuse menée par les socialistes sur Grenoble et plus globalement dans l’Isère.
C’est dans cet esprit constructif que je souhaite partager des pistes de réflexions sur le thème de la sécurité.
La spirale de la violence est devenue insoutenable tant par la fréquence de ses actes que par le niveau de gravité atteint.
Depuis une année, et malgré une dégradation régulière et dangereuse, les élus socialistes ont persisté dans leur traditionnel angélisme. Aucune action concrète n’a vu le jour pour lutter contre la délinquance, l’insécurité, l’échec scolaire, le chômage ou le développement des économies parallèles.
Aujourd’hui, les répercussions de cette absence de politique sont dramatiques pour la vie économique et touristique de notre ville et le bien être des citoyens. Il est utile que les dirigeants de la ville de Grenoble prennent leurs responsabilités comme l’Etat à pris les siennes.
Je propose 5 axes de réflexions et de propositions :
1- Donner de la visibilité au projet visant la sécurité urbaine. Il est urgent, non pas de continuer à investir dans des études toujours trop longues et coûteuses, mais de prendre des mesures rigoureuses et immédiates. La mise en place d’un comité éthique sur l’utilité de la vidéo protection par la ville de Grenoble est grotesque. Chacun sait l’utilité d’un tel dispositif. Pour le maire de Grenoble, il s’agit de gagner du temps et de ne pas contrarier une partie de son équipe municipale. A vouloir toujours composer en vue des prochaines échéances électorales, le maire de Grenoble neutralise la prise de décision. L’objectif immédiat est d’obtenir des résultats rapides sur la sécurité des citoyens dans un contexte ou la demande de rétablir l’ordre et la sécurité est au plus haut niveau.
2- La sécurité urbaine doit reposer sur une co-production. Il est utile de mettre en place une co-production efficace entre les moyens issus des fonctions régaliennes de l’Etat (Police National, Gendarmerie, Justice, etc.) et ceux issus des municipalités (Police Municipale, Médiateurs, etc.). Je pense notamment aux brigades spécialisées de terrain souhaités par Brice Hortefeux. Ces brigades se déploieront avant tout dans les villes participant au plan national de prévention de la délinquance et de l’aide aux victimes et dans lesquelles existe une police municipale coopérant avec les forces de sécurité nationales. Cette vision transforme la planification et la gestion traditionnelle de la sécurité en une approche plus globale. La sécurité devient alors un enjeu collectif. Je défends la mise en œuvre d’une logique partenariale comme mode de gouvernance de l’insécurité urbaine. Ce partenariat permet l’optimisation des moyens et la mutualisation des expertises et des compétences.
3- La coordination des acteurs de la sécurité. Une instance doit coordonner les différents acteurs et fixer des objectifs communs. Les résultats doivent faire l’objet d’un suivi rigoureux (mise en place d’indicateurs) et d’une communication régulière auprès des habitants. La sécurité est l’affaire de tous. Les habitants doivent être au cœur du dispositif de lutte contre l’insécurité. Il faut prendre en compte leur ressenti et leurs propositions. Le défi est d’optimiser le dispositif existant en recherchant les articulations et de mutualiser l’expertise et les moyens d’agir sur la ville pour la sécuriser.
4- Mixer les moyens humains et les technologies nouvelles. La vidéo protection ne remplace pas les moyens humains. C’est un outil qui permet de maximaliser et faciliter le travail des autorités. Ce dispositif permet de dégager du temps pour des actions préventives ou l’élucidation de crimes ou délits. L’efficacité de la vidéo protection n’est plus à démontrer. Elle remplit un rôle de dissuasion et permet de réduire le temps d’intervention lorsque ce dispositif est couplé avec des patrouilles qui quadrillent les lieux sensibles ou stratégiques. Cet outil permet d’identifier les auteurs d’un délit et facilite ainsi le travail de la Police et la Justice. Le frein idéologique de certains opposants n’est qu’un prétexte pour contester la politique de Nicolas Sarkozy. Cette frange de la population devrait également dénoncer les risques d’atteintes à la vie privée lié au téléphone portable et Internet. A titre d’information, la loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (LOPPSI) prévoit notamment le développement de la vidéo-protection à des fins de prévention, mais également de mise à disposition d’élément de preuve. En 2011, l’Etat consacrera 30 millions d’euros à son développement avec pour objectif de déployer 60 000 caméras sur la voie publique.
5- Mener conjointement une politique de prévention et de répression. Une politique efficace et équitable de la sécurité repose sur le juste équilibre de ces deux leviers. Le sentiment d’impunité doit être définitivement gommé de notre société. C’est un sentiment incitatif au non respect des règles et des lois. Il faut parallèlement identifier les moyens alternatifs à la prison. La réponse de l’Institution judiciaire doit être adaptée à la combinaison de plusieurs facteurs tels que l’âge, la gravité ou la notion de récidive. En termes de prévention, l’Education Nationale a un rôle déterminant à jouer dans la lutte contre l’exclusion scolaire, l’absentéisme et le rôle des parents. Une politique ambitieuse sur la sécurité doit entre autre s’articuler autour de la reconquête des quartiers difficiles et sensibles, la prise en compte des populations les plus vulnérables, le rôle des bailleurs sociaux ou encore les aménagements urbains.
Christian Bec
Laisser un commentaire