Le week-end passé a marqué la rentrée politique. Et tout repart comme hier :
– "demain la retraite à 60 ans, c'est possible !" Peut-être mais comment ?
– "demain la sécurité sera rétablie !" Peut-être mais comment ?
Et la liste est longue des proclamations ressorties des tiroirs sur les refrains "demain, on rase gratis ; tout le monde, il est beau et riche ; la crise, c'est la faute des autres …".
Si 2012 se joue sur ce terrain, il sera vite temps de revendiquer le droit à l'indifférence.
Quand Morano et Estrosi deviennent les "maîtres à penser" de la majorité présidentielle, quand Mélenchon s'installe en garant de la "gauche moderne", quand … : on a envie de réclamer le droit à l'indifférence.
Où sont les vrais débats ?
Est-ce que la crise financière d'octobre 2008 a été organisée par la "bulle financière" et si oui quelle responsabilité du FMI ? Cette question est ouverte et travaillée par des experts aux Etats-Unis mais en France c'est l'affirmation sans preuve : la fourche qu'avec le manche …
Est-ce que des actionnaires de l'Oréal ont financé excessivement un parti politique ? Bonne question mais pourquoi faire semblant d'ignorer que cette entreprise a vécu dans la culture permanente du financement politique avec des ramifications bien "particulières" dont il semble d'ailleurs que le Président Mitterrand ait été pendant longtemps l'un des bénéficiaires zélés …de cette entreprise qui a recyclé professionnellement un grand nombre des collabos de la seconde guerre mondiale ?
La première revendication actuelle des citoyens c'est le droit à la différence : on quitte hier !
Ne plus fonctionner comme hier, ne plus parler comme hier, ne plus "agir" comme hier avec cette culture quasi-officielle de "l'élection piège à cons" : les promesses sans suite.
L'alimentation politique d'hier a montré ses limites comme ses dangers.
Les pratiques politiques d'hier ont fait la preuve de leurs échecs.
On recherche neuf désespérément. Sinon, il semble préférable de rester à l'écart pour au moins ne plus cautionner, une fois de plus, ce qu'ils ont tous promis, tous affirmé … sans le moindre lendemain.
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