Dans le cadre de sa politique où tout n'est que communication, le Gouvernement tente actuellement une nouvelle méthode : utiliser un mot à l'opposé de sa signification véritable : c'est le piège de l'actuelle formulation à coup de rabot.
Il s'agit de positionner une formule populaire ayant une référence au travail artisanal à l'opposé de sa signification véritable.
Le Gouvernement affiche sa volonté de ne pas augmenter les impôts. Mais en supprimant des niches fiscales, par définition il va augmenter des impôts puisque la définition de la niche fiscale c'est la diminution conditionnelle voire même la suppression conditionnelle d'un impôt.
C'est là où l'image du coup de rabot change la donne. La diminution même du coup de rabot c'est supprimer ce qui est excessif en vue d'aplanir le bois et de supprimer les inégalités de surface.
Le coup de rabot supprime ce qui est excessif. En l'espèce, il donne presque le sentiment de supprimer un impôt qui dépasserait de la norme alors qu'il s'agit du contraire non pas faire disparaître ce qui est excessif mais faire disparaître une non-recette donc augmenter les impôts de fait.
Voilà comment le Gouvernement augmente les impôts sans le dire.
C'est une étape nouvelle dans l'élasticité des mots avec la complaisance notamment des médias.
Après avoir travaillé à l'oeil par le choc des images, voilà que l'esprit est appelé à travailler à l'oreille pour aboutir à une conclusion différente de celle de la raison des faits.
Comment s'étonner ensuite que l'opinion soit perdue et peine à s'y retrouver dans un tel théâtre d'ombres où les mots comme les images sont supposés cacher les véritables actes ?
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