Les actuelles primaires américaines pour les élections de novembre 2010 entrent dans une phase très active. Elles connaissent surtout le retour des campagnes négatives violentes.
En Novembre 2008, la crise financière avait écarté de telles méthodes. Leur retour en force est manifeste.
Pendant longtemps, le parti républicain passait pour un spécialiste de telles campagnes et tout particulièrement Karl Rove, Conseiller de GW Bush.
Karl Rove fut le conseiller le plus proche de GW Bush. Toutes ses actions ont été entourées d’une réputation sulfureuse car il s’était spécialisé dans les « coups tordus » ou les méthodes de manipulation.
Il a créé lui-même sa légende en se vantant de son premier « coup » dès l’âge de 20 ans. Dans l’Illinois, il arrive à se faire accepter comme un supporter par un candidat démocrate. Une fois admis dans le premier cercle, il dérobe du papier à en-tête. Il publie alors un tract sur ce papier à en-tête qui annonce des réunions publiques avec « filles et bière gratuite ». Il distribue ces invitations dans les quartiers les plus délicats. Les marginaux et clochards abondent. Le candidat démocrate ne peut plus tenir une réunion publique …
Plus tard, il va inventer la technique du push polling. Il s’agit de poser des questions biaisées lors d’un sondage pour faire passer des messages par la question et non pas par les enseignements de la réponse.
En 1994, il commande un sondage qui, parmi les questions, comporte la question suivante : « voteriez-vous toujours pour Ann Richards pour le poste de Gouverneur du texas en sachant que son équipe est entièrement composée de lesbiennes ? ».
En 2000, il reconduit méthodiquement son système lors de la primaire républicaine en organisant par exemple un sondage qui contient la question suivante « voteriez-vous pour McCain si celui-ci s’était rendu coupable de trahison durant la guerre du Vietnam ? ».
Puis il en fut de même en 2004 contre Kerry …
Il s’est distinguée en conduisant des campagnes négatives très violentes y compris contre McCain lors de la primaire républicaine en 2000.
Cette approche se généralise.
Nikki Haley, désormais en tête pour l’élection à la fonction de Gouverneur de Caroline du Sud, devient un « exemple » de l’assaut de campagnes négatives à son encontre. Elle vient de faire la couverture de Newsweek et ses concurrents démocrates se déchaînent sur sa volonté de s’occuper tout de suite du « national » et d’oublier son Etat (voir vidéo ci-dessous). Cette attaque est « faible » comparée à celles qui entourent désormais les « révélations » de supposées relations sexuelles.
Tout se passe comme si désormais il n’était plus question de gagner mais d’éliminer ses concurrents et d’obtenir la victoire par … ricochet.
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