Une association "j'aime ma ligne 17" pose actuellement de bonnes questions concernant la couverture de Communes du Canton de Vif par les transports en commun.
Sur le fond, que laisse apparaître ce débat ?
L'aménagement cohérent de l'espace est un domaine trop délaissé dans les choix publics. Prenons des exemples concrets.
Près de 10 ans après son ouverture aux collègiens, le collège de Varces – St Paul n'a toujours pas les dessertes élémentaires au bon gabarit dont des voies sécurisées pour les vélos sur des distances longues. Son emplacement a été mal choisi. Ses aménagements ultérieurs sont insuffisants. C'est un exemple caricatural d'un équipement public implanté sans réflexion globale sur l'aménagement de l'espace. Comme Conseiller général à cette époque, j'avais préféré une localisation à la sortie de l'A 480 à la limite entre Varces et St Paul ouvrant "droit" ensuite à un complément sud de la liaison expresse avec Vif. Tout ce pôle aurait pu accueillir ensuite des aménagements complémentaires à l'exemple de la nouvelle salle des fêtes de St Paul de Varces qui doit être retirée du centre-village en cas de reconstruction. Cette implantation permettait également à terme une utilisation des berges du lavanchon pour des espaces sécurisés des vélos. Ce débat d'aménagement de l'espace a été impossible alors.
Pour la ligne 17, la question n'est pas de protéger ou pas une ligne. Elle est de demander une conception d'ensemble du devenir des espaces avec des alternatives les plus généralisées possibles pour diminuer les transports individuels automobiles. Je regrette que la discussion sur le lycée de la vallée de la Gresse n'ait toujours pas sérieusement été engagée en cette troisième année des mandats municipaux. Car la première mesure pour limiter les impacts de certains déplacements reste encore la meilleure localisation de certains services publics structurants dont les services scolaires.
Dans le même esprit, je ne parviens pas à compendre que l'opposition à la Métro ait demandé de nouvelles études sur la Rocade et ses aménagements collatéraux dont la ligne E. Ces études existent déjà et ont coûté très cher aux contribuables. Mais là aussi, c'est le plan d'ensemble d'aménagement des espaces qui fait défaut et que l'opposition aurait dû présenter comme alternative ou soutien à l'une des propositions.
Brigitte Périllié comme Conseillère Générale du Canton devrait investir plus fortement cette fonction de facilitateur de la réflexion partagée sur l'aménagement des espaces. Il y a actuellement une urbanisation galopante de secteurs souvent enclavés qui va poser de redoutables questions de gestion à l'avenir.
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