Il y a des attitudes qui n’installent pas mécaniquement dans un statut permanent. Les marchés financiers peuvent avoir des comportements parfois coupables, ce n’est pas pour autant qu’il faille en déduire qu’ils seraient tout le temps coupables.
L’actuelle crise sur les finances publiques peut mériter une autre grille de lecture que celle actuellement déployée.
1) La crise actuelle n’est pas nouvelle. Elle est ancienne.
Elle est entrée dans une phase sérieuse dès février 2007 qui a marqué le véritable début de son cycle grave. Elle vit aujourd’hui une nouvelle escalade dans la gravité.
2) la « bulle » des dettes publiques a explosé quand la récession a fait chuter des recettes publiques et porter le montant des dettes à un niveau intolérable.
3) Pourquoi les marchés sont paniqués ? Parce que les marchés constatent qu’en période de croissance, les Etats ont été incapables de diminuer la dette. Comment le seraient-ils en période de récession qui limite encore plus fortement leurs marges de manoeuvres ?
Dans ces circonstances aussi éloignées des fondamentaux, les marchés ne se satisfont plus des annonces. Ils veulent du concret, des actes, des mesures pratiques qui rapprochent des fondamentaux.
Sur ces bases, en l’espèce, l’examen des positions est loin de placer les marchés dans la position du « méchant qui met en danger la planète ». C’est un appel au réalisme et à l’action des puissances publiques qui ont refusé de regarder des réalités en face pendant trop longtemps.

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