Ce matin, le site Internet grenews publie le nom d'un universitaire qui serait en troisième position sur la liste UMP 38 en qualité de société civile. Ce nom circulait déjà depuis quelques semaines suscitant des interrogations diverses. Nous avions été parmi les premiers à évoquer une telle hypothèse qui semble maintenant se confirmer…
Il serait également question du parachutage d'un collaborateur de François Fillon qui serait impacté sur le "contingent Nord Isère" ayant vocation à "s'occuper" ensuite de la 10 ème circonscription dernièrement créée.
Tous ces "invités surprises" parmi d'autres trahissent surtout le désarroi d'une fédération qui a totalement inversé l'ordre habituel de composition d'une liste.
D'ordinaire, il est d'abord question d'un programme. Ce volet, qui en l'espèce a totalement disparu, est traditionnellement voué pourtant à susciter le dialogue avec l'opinion.
Puis, un point est effectué avec les sortants en fonction notamment de leur implication sur le mandat écoulé et leurs voeux pour le mandat à venir.
Il est ensuite lancé un appel public à candidatures avec des dates limites de dépôts. Ces candidatures collectées sont passées au tri de critères objectifs publics permettant aux candidats de s'expliquer. Là, il n'y a pas eu d'appel public à candidatures et les critères, s'ils existent, sont restés secrets.
Les militants sont alors consultés à la fois sur le programme et sur les candidats.
Les décisions sont alors prises.
Ce processus habituel a été totalement abandonné. Pourquoi les instances locales de la fédération UMP 38 ont-elles décidé de s'éloigner à ce point des règles habituelles ? Cette décision relève de leur seule compétence.
Le résultat est là : en Isère, à 60 jours du 1er tour, c'est la pagaille absolue. Tout le monde se mêle du sort des candidats. Telle personnalité voisine se vante d'avoir placé un tel. Telle autre personnalité d'une autre région se vante d'un blocage. Jamais la démocratie interne n'a été autant été marginalisée. Ce ne sont pas de telles méthodes qui vont revaloriser la cote déjà basse des partis politiques.
Comment expliquer que les instances locales de cette fédération aient décidé de mettre en place un tel dispositif ?
Il est question d'une conférence de presse prochaine de candidats toujours en attente de décisions. C'est une conférence de presse des instances locales de cette fédération qui serait nécessaire afin de répondre aux questions qui désormais dépassent largement le seul cercle politique comme le notait hier le leader départemental du PS pour les régionales inquiet face à la démobilisation manifeste du courant présidentiel dans ce Département.
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