Le top 3 concerne la désignation de Philippe Meirieu comme tête de liste des Verts en Rhône-Alpes. Cette désignation marque une triple évolution du courant écologiste. Tout d’abord, il désigne un intellectuel qui a une vision d’ensemble de la société. L’école, le logement … sont pour lui des dossiers au moins aussi importants que l’environnement. Ensuite, il désigne un contestataire de la gauche étatique. Enfin, il désigne une personnalité qui veut « changer le système ». C’est ce dernier volet qui est le plus intéressant dans la démarche de Cohn-Bendit et de ses proches. Il ne s’agit plus de teindre de « vert » une politique. Il faut changer le système politique notamment dans ses « équilibres » des pouvoirs.
Philippe Meirieu peut gagner la Région Rhône-Alpes. Des sondages le placent en tête au premier tour devant le PS. Un PS qui, par son refus de laisser les Verts en têtes de listes dans deux Régions, a pris le risque de confrontations qui peuvent considérablement le fragiliser.
Le flop 3 concerne la taxe carbone. Sa naissance est frappée par trois vices. Tout d’abord, elle est supposée être « indolore ». C’est faux. Il s’agit d’une formule inappliquable de façon individualisée. Ensuite, elle est supposée être efficace. C’est faux. Si tel devait être le cas, comment expliquer que les routiers en soient exemptés. Enfin, elle est supposée être neutralisée par des baisses d’autres taxes. Ce dernier volet fait de la taxe carbone la caricature du divorce entre la parole présidentielle et la réalité des faits.
En 2009, une évolution est intervenue entre l’opinion et la parole présidentielle. Cette évolution a concerné quatre domaines :
– De la confiance à la suspicion : de 2005 à 2007, face à une nouvelle initiative de NS, l’opinion se disait « il va me séduire ». Maintenant, la réaction spontanée est « il va me tromper ».
– De la joie à l’amertume : l’engouement de départ se transforme en ambitions non satisfaites.
– De l’union à la jalousie : l’homme qui monte est devenu l’homme qui encombre parce qu’il veut tout décider.
– De la cohérence à l’éclatement : à force de vouloir tout décider en circuit court et rapide, les priorités ne sont plus visibles.
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