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Une modification profonde des structures politiques modernes intervient en France notamment lors des Européennes avec l'actuel débat sur l'avenir du PS. Moscovici et Valls avaient effectué des contributions très intéressantes sur ce thème de fond lors du Congrès de Reims.
Une formation politique peut être une structure de logistique d'un présidentiable assumé comme l'UMP de 2004 à 2007. Cette formation était entièrement tendue vers cet objectif, devenue le "club des supporters" mobilisés pour la victoire, mulitpliant les projets et contre-propositions …bref, en ordre de marche vers un objectif clair.
La seconde voie est celle des formations anglo-saxonnes. Le parti politique n'est pas voué à la cause d'un candidat mais il est le lieu de rencontres pour que soient organisées les primaires internes dans un cadre loyal et efficace. Une fois le candidat désigné par ce mécanisme, le parti se "mettra à sa disposition".
Il ne semble plus qu'il y ait de troisième voie. Le parti fonctionnant en "mettant à l'écart" la présidentielle qui rythme toutes les autres échéances paraît voué aux difficultés. Progressivement, une structure binaire s'est imposée. C'est soit l'hypothèse de l'instrumentalisation pour un leader soit la structure de mise en place de la compétition interne. A force de ne pas choisir, le PS se fragilise de plus en plus.
Sur le plan local, il en est de même toutes proportions gardées. Quand un parti est challenger, il doit confier sa présidence soit au leader qui va conduire les échéances majeures à l'exemple de l'élection dans la Ville Chef-lieu de Département soit à un sage qui va organiser le parti comme point de rencontres de toutes les sensibilités. Là aussi, il n'y a probablement pas de "troisième voie". Bien davantage, chaque fois que l'on s'éloigne de cette structuration binaire, c'est une désorganisation qui paralyse le parti politique concerné.
Nous sommes entrés pleinement dans une démocratie permanente d'opinion. Or l'opinion a besoin de schémas clairs, assumés publiquement. Tout ce qui est compliqué perd en lisibilité et l'opinion s'éloigne alors.
Cette nouvelle donne va dominer le positionnement des partis politiques challengers. Ceux qui ne s'y adapteront pas rapidement seront voués à une forme de marginalisation. Là où les structures politiques retrouvent une utilité donc un dynamisme c'est lorsqu'elles ont tranché ce choix. Il se pose pareillement dans chacune des géographies et il sera intéressant d'observer comment seront prises les décisions face à ce carrefour d'organisation.
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