Denis Bonzy

06/04 : la frontière entre la contestation et la colère

J’ai lu avec beaucoup d’intérêt l’entretien accordé hier par Ségolène Royal au Journal du Dimanche. Cette ancienne candidate à la présidentielle subit actuellement des moqueries quasi-permanentes alors même que ses analyses sont parfois judicieuses.


Aujourd’hui, le temps n’est plus à la contestation. Il est à la colère. Les images ci-dessous concernant Caterpillar donnent une tonalité de climat qui mérite l’attention. Les médias traditionnels édulcorent à ce jour la réalité de ce climat. Les images sont plus feutrées. Ne le sont-elles pas trop ? Les voyages présidentiels sont contruits avec des précautions rarement atteintes.


La situation actuelle est particulièrement grave parce qu’elle ouvre trois sentiments nouveaux :


* la frustration matérielle : la vie est globalement trop chère,


l’insécurité psychologique : la sortie du tunnel paraît impossible,


* mais surtout un besoin de vengeance contre les élites qui sont jugées comme à l’origine des difficultés, incapables de nous en sortir collectivement alors même qu’elles sont individuellement épargnées.


Ce dernier sentiment est explosif. Le temps de la simple contestation est bien passé. La colère est ouverte.


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