La jeune garde du PS a au moins l’avantage d’avoir des personnalités qui échappent à une sorte de fadeur qui affecte le personnel politique Français. Il y en a deux dont nous allons probablement entendre parler : Benoît Hamon et Vincent Peillon.
Ce dernier est doté d’un contenu d’analyses de qualité. Bien entendu, sur de très nombreux points, je suis en désaccord avec lui. Mais au moins ce contenu existe ; ce qui est loin d’être le cas chez d’autres responsables politiques. Et de plus, de temps en temps, il se lâche dans des moments atypiques où les formules sortent des chemins battus, voire même de l’imagination classique dans des circonstances comparables. Etre désigné dans une Région, et qualifier ce choix de « crève coeur », c’est original. A Grenoble, il a été amené à commenter la « sortie de Bernard Soulage » et, une fois de plus, les termes sont surprenants avec un mélange de cynisme et de décalage qui leur donnent une dimension particulière qu’il faut savourer.
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