La majorité présidentielle est tombée dans l'impopularité. L'énergie militante baisse. Les sondages dévissent. La fronde intérieure s'organise. Le Gouvernement paraît usé. Le Président serait même "dépassé" pour reprendre la une de l'hebdomadaire "Le Point" à la ligne éditoriale pourtant modérée…
A quoi tient cette situation ? L'absence de résultat concret donne une dimension nouvelle aux effets d'annonces.
Dans les manifestations, la formule qui résume le mieux la situation est "ni de droite ni de gauche mais derrière le caddie".
A l'approche du deuxième anniversaire de la présidentielle 2007, la désillusion est forte. Les circonstances sont très difficiles. Mais l'Etat au sommet ne donne pas l'exemple des économies. Qu'est ce qui empêche une réduction des rémunérations des Ministres et du train de vie de l'Etat ?
Qu'est ce qui rend impossible la mobilisation nationale contre la crise en rassemblant aussi les collectivités locales ? Qu'est ce qui interdit au moins l'audition parlementaire des banquiers qui ont poussé dans le gouffre des établissements maintenant renfloués à coups de milliards publics ?
La liste est longue des mesures prises dans d'autres pays. Pourquoi dans la crise le Président paraît aussi isolé, aussi coupé des réalités, aussi impuissant devant des actes symboliques, bref aussi inefficace ?
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