A mi-mars, le Comité Olympique Français va faire son choix pour la candidature Française pour les JO 2018.
Pour Grenoble et l’ensemble de l’agglomération, ce choix sera déterminant pour changer de « dimension ». Depuis plusieurs années, Grenoble est immobile. La candidature olympique est d’abord celle du réveil. Si cette candidature devait être écartée, ce serait le retour au statut de « ville moyenne de région » que seules quelques réussites sporadiques parviennent à faire « oublier ». Ce statut est réducteur dans l’actuelle compétition implacable des villes et ce au moment même où Lyon a indiscutablement réussi son évolution vers la reconnaissance d’une métropole régionale vitalisant ses liens avec le voisin stéphanois que le nouveau Maire dynamise objectivement depuis mars 2008.
Ne pas avoir les JO, c’est devoir supporter seul tous les investissements qui ont connu du retard au démarrage ces dernières années. C’est donc à la fois l’assurance d’une pression fiscale lourde mais aussi d’un lissage dans le temps desdits investissements.
Avoir les JO, c’est réconcilier la Ville avec le mouvement et la compétition. C’est lancer des investissements créateurs d’emplois. C’est tourner la page à une « culture du rétroviseur » qui voudrait qu’être bien dans l’agglomération c’est le retour « à la calèche et au boudin braisé » des origines (?). Il est possible d’aimer les racines de la « vie en région » sans devoir passer par la case du culte du patois. Les JO, c’est l’assurance d’une ville enfin tournée vers l’avenir. 40 jours pour faire la bonne décision.
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