François Fillon était hier à Lyon. Il a présenté pour Rhône-Alpes des travaux qui s’élèvent à 300 millions d’euros.
Trois constats s’imposent :
1) il s’agit d’accélérer la concrétisation de projets déjà programmés à l’exemple du déblocage de crédits inscrits dans le cadre du contrat de plan Etat-Région.
2) Pour l’Isère, l’essentiel consiste dans les travaux de sécurité de l’université.
3) Mais surtout, sur la méthode, ce sont des décisions qui tombent dans l’opacité la plus totale.
Les contribuables seraient en droit de savoir : la liste complète des travaux proposés par les collectivités locales, les critères de sélection convenus, les raisons de l’adoption de tel projet plutôt que tel autre.
Sur le plan local, l’opacité la plus grande entoure les projets « accélérés ». Le seul support cantonal officiel d’informations (le blog de la Conseillère Générale) est bloqué au 11 janvier avec un évènement « anti-crise » : la foire aux huîtres. Il y a là un décalage entre la mobilisation qui devrait animer les élus locaux pour défendre l’emploi et leurs querelles politiciennes qui est un révélateur d’une autre crise : celle de la démocratie locale et du sens des responsabilités dans des moments où les élus doivent aller à l’essentiel.
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