Selon l’institut Precepta, division du groupe Xerfi, la France ne peut faire exception dans le concert international de retournement des marchés immobiliers (Etats-Unis, Irlande, Royaume Uni, Espagne …).
Elle n’a pas fait exception pendant la phase montante du cycle (+131% entre 1997 et 2006).
Un à un les clignotants de l’économie passent au rouge, et le dernier en date est bien le marché immobilier, du neuf comme de l’ancien.
Non que la demande ait disparu : il manque toujours entre un demi-million et un million de logements en France, pour des raisons au moins autant démographiques que sociologiques et économiques ; mais la demande solvable s’épuise plus rapidement que prévu sous l’effet combiné d’une poursuite du renchérissement du coût de l’accession – cette fois du fait de la hausse des taux d’intérêt et non plus des prix , de la contraction du pouvoir d’achat en raison de la hausse de nombreux coûts – carburants, alimentation, éducation , et d’un raidissement des banques dans l’octroi des crédits immobiliers !
Du coup, le marché se contracte, les investisseurs désertent, les stocks de neuf, pour le moment encore sur plans augmentent, et les prix s’orientent à la baisse, la question étant désormais de savoir jusqu’où et pour combien de temps…
L’immobilier en France devrait donc connaître un retournement de tendance lourd de conséquences pour les emplois induits par ce secteur.
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