On vote aujourd’hui au Canada. Disposant d’une majorité relative, le Premier Ministre sortant a provoqué des élections par une dissolution décidée en fait lors de la seconde quinzaine d’août. A cette époque, les sondages donnaient une réélection aisée à Stephen Harper lui permettant d’entrevoir une majorité confortable.
Mais depuis, plusieurs facteurs sont intervenus. Tout d’abord, le Premier Ministre sortant a effectué des campagnes trop agressives conduisant à la démission du directeur de communication du Parti Conservateur. Ensuite, le nouveau leader libéral, Stéphane Dion, s’est révélé dans des conditions inattendues. Enfin, la crise financière a modifié les cartes. Les Canadiens ont considéré que leur pays était resté très en retrait des grandes réunions internationales. Cette situation reflétait sa marginalisation car toujours trop situé dans le giron de l’encombrant voisin Américain.
Pour toutes ces raisons, le Premier Ministre sortant a connu ces derniers jours une chute dans les sondages.
La situation est simple. Si le Parti Conservateur gagne avec une avance de plus de 10 points, c’est un succès qui le renforce. S’il gagne avec un écart de 5 à 10 points, c’est un statu quo. La dissolution sera intervenue pour rien ne dégageant aucune nouvelle majorité solide. Si le Parti Conservateur a un écart de moins de 5 points, c’est un échec dans les faits avec un Gouvernement très précaire.
Pour faire le point sur les dernières élections de janvier 2006 :

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