La popularité du Gouvernement de Lionel Jospin a basculé lorsqu’à l’occasion d’un 14 juillet, le Chef de l’Etat a évoqué la "cagnotte". Dès la rentrée, les demandes ont alors battu des records et l’explication des refus devenait difficile, voire impossible.
L’actuelle période appelle 4 questions majeures :
1) où était la "cagnotte" là aussi ? Il y a quelques mois, tournant de sa première année de mandat, le Chef de l’Etat annonçait officiellement que les "caisses étaient vides" et aujourd’hui des milliards d’euros sont dépensés par l’Etat. Si "on" nous invente le "plus vide que vide", le réveil risque d’être très douloureux. L’actuelle absence d’explications sur le financement des dépenses est une situation irréelle.
2) Comment est-il possible que le niveau global d’exposition aux risques ne soit pas connu ? C’est parce cette question n’obtient pas de réponse que les milieux financiers sont angoissés. Le pire n’est jamais certain mais il devient possible puisque la visibilité globale d’exposition aux risques semble faire totalement défaut.
3) Comment les milieux financiers ont-ils pu s’émanciper à ce point de tout contrôle y compris politique ? Les banques Françaises seront renflouées pour un montant réel global qui ne sera probablement jamais révélé officiellement. Elle sseront renflouées grâce à deux apporteurs de fonds : le contribuable via les aides d’Etat et le client par la hausse "douce" des facturations sur les tenues de comptes des particuliers. Quand les techniciens évoquent la "spécificité " Française c’est qu’en effet la confusion entre banques de dépôts et banques d’investissements (à la différence des Etats-Unis) permet aux banques de disposer d’un airbag mais souvent à quel coût pour le particulier-client.
4) Comment est-il possible que le Parlement Français puisse tomber aussi bas dans un débat d’une telle importance ? La proposition de fermeture de la bourse Française pendant une semaine effectuée hier par le PCF traduit un déphasage qui relève d’une irresponsabilité gravissime. Mais au-delà de cette aberration, les propositions relevaient davantage du café du commerce que d’une Assemblée Parlementaire. Le défaut d’expertise technique au niveau des moyens humains s’avère terrible dans de telles circonstances. Il est vrai que tant de parlementaires préfèrent affecter les fonds des moyens humains à des postes de complaisances alors même que ces fonds sont déjà très faibles. Hier la crise financière faisait une victime de plus : le Parlement Français.
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