Denis Bonzy

01/08/08 : le péri-urbain en crise

Actuellement, sur les seuls sites Internet de transactions immobilières, une Commune comme St Paul de Varces compte plus de 20 habitations différentes en propositions de cessions définitives. C’est une situation sans précédent.

Elle reflète la crise du secteur péri-urbain. Ces territoires, reposant sur une "géographie éclatée" qui impose beaucoup de déplacements, correspondaient aux temps d’énergie à bon marché. En période d’énergie chère, le coût de la vie du péri-urbain devient trop élevé. Ce constat appartient aux nouvelles tendances à l’exemple de celles qui se dessinent pour la première fois cet été en matière de tourisme ou de consommation d’énergie.

Nous regrettons que cette donnée soit à ce point ignorée par les actuels élus locaux. Nous pensions que le printemps 2008 allait être celui du redémarrage des dossiers structurants dans la foulée immédiate des élections toutes fraîches. Nous imaginions que Brigitte Périllié en qualité de Coneillère Générale :

* prenne l’initiative d’une réunion à Vif en présence des Présidents de Région et du Département pour mettre en perspective calendaire ses propositions de campagne dont le lycée de la vallée de la gresse,

* prenne la tête d’une délégation des élus du canton tous unanimes se rendant à Charbonnières pour demander la révision de la carte des lycées et l’engagement immédiat de l’étude de définition du lycée de la vallée de la gresse,

* organise une conférence cantonale avec les nouveaux élus municipaux pour rendre compte de façon au moins annuelle des améliorations concrètes de services publics dans notre Canton.

De tout cela rien ne s’est produit. Pouvez-vous citer une seule initiative significative de Brigitte Périllié au cours des 4 derniers mois écoulés marquant le début de son second mandat ?

L’essentiel, pour elle, n’est pas de faire mais c’était de gagner la réélection.

Ce sont des comportements de ce type qui fragilisent la démocratie locale, qui favorisent l’abstention, qui ouvrent le recours à des votes purement extrêmistes exclusivement protestataires.

Il n’est pas possible de s’installer définitivement dans l’actuel immobilisme. Le coût de cette inaction est très élevé pour les habitants de notre Canton.

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